Review of Devilman: Crybaby
In the end, the slap that was Tatami Galaxy, discovery of the colorful and eccentric style of Yuasa seems to fade like a distant memory as I dive into his filmography. The first other dips were however exciting: Mind Game and its unbridled creativity, or even Walk at Night, Girl, a sort of alcoholic spin-off of Tatami. Yuasa's graphic inventiveness was doubled by crazy stories, in the form of mental mazes or contrite hedonism by an anguish redoubling these assaults. Alas, Yuasa's ardor seems to have evaporated. The start is however rather promising, mixing without too many scruples contemporary urban style (nightclub with drugs and alcohol,rapper of the streets at the small weeks) and stories of demon. But quickly, the story gets bogged down in quarrels without much interest, well below even what Last Man offers, for example. Without real suspense, neither strategy, nor psychology, the demons advance their pawn without my seeing any interest. Then, I must admit having watched this short series in a very disjointed way.
Towards its middle, the series experiences a soft belly that made me drop out: uninteresting romance, the story of an athlete corrupted by the demon ... Everything may try to overflow the potential Manichaeism but never manages to give any thickness to his universe. The end, raises the level a little, by showing via the war demons vs humans that things are not so simplistic, but is so rushed that it does not convince either of the interest of the saga.
ORIGINAL REVIEW IN FRENCH
Au final, la claque que fût Tatami Galaxy, découverte du style bariolé et excentrique de Yuasa semble s'estomper comme un souvenir lointain au fur et à mesure que je plonge dans sa filmographie. Les premières autres trempettes furent pourtant enthousiasmantes : Mind Game et sa créativité débridée, ou même Walk at Night, Girl, sorte de spin-off alcoolisé de Tatami. L'inventivité graphique de Yuasa était dédoublé par des histoires déjantées, en forme de dédales mentaux ou d'hédonisme contrit par une angoisse redoublant ces assauts.
Las, la fougue Yuasa semble comme évaporée. Le départ est pourtant plutôt prometteur, mélangeant sans trop de scrupules style urbain contemporain (boîte de nuit avec drogues et alcool, rappeur des rues à la petite semaines) et des histoires de démon. Mais rapidement, l'histoire s'embourbe dans des querelles sans grands intérêts, bien en deça même de ce que propose Last Man, par exemple. Sans véritable suspense, ni stratégie, ni psychologie, les démons avancent leur pion sans que j'y voie un intérêt quelconque. Ensuite, je dois avouer avoir regarder de manière très décousue cette série pourtant courte.
Vers son milieu, la série connaît un ventre mou qui me fit d'ailleurs décrocher : amourette sans intérêt, histoire d'une athlète corrompue par le démon... Le tout essaie peut être de déborder le potentiel manichéisme mais ne parvient jamais à donner une quelconque épaisseur à son univers. La fin, relève un peu le niveau, en montrant via la guerre démons vs humains que les choses ne sont pas aussi simplistes, mais est tellement rushée qu'elle ne convainc pas non plus de l'intérêt de la saga.